Shangri-La, ville tibétaine à 3600m d’altitude


Shangri-La, nom touristique de l’ancienne Zhongshan, était l’étape la plus au nord de notre road-trip dans le Yunnan. Et la plus froide également. Nous sommes à quelques kilomètres de la frontière Chine / Tibet.  A 3600 mètres d’altitude. Nous sommes en décembre, il y fait -7°C la nuit, et 7°C en moyenne la journée. Mais à en croire le bronzage des habitants, les rayons du soleil de montagne réchauffent les corps en journée.  Shangri-La, c’est un peu comme de parfaits préliminaires avant d’avoir envie d’aller plus loin vers la culture et la magie tibétaines.

Ce qu’on a fait :

The 100 Chickens Temple
Le monastère SongZanLin
Temple de la vieille ville dont on ne connait pas le nom
La gastronomie locale (Yack et produits dérivés)
Villages tibétains voisins

Appréciation générale : à ne pas louper !

Shangri-La est enclavée dans les montagnes. La vieille ville est piétonne, et pleine de couleurs. Les rues sont vides en cette saison et laissent place aux odeurs d’encens et au calme religieux. A dieu l’agitation touristique qui habituellement vous étouffe très vite. Vue d’en haut de la colline, difficile de la distinguer, car elle est perdue au milieu de l’énorme ville nouvelle sans intérêt qui s’est construite tout autour. Shangri-La, c’est aussi une ville au développement économique sans précédent. Pour pouvoir profiter de ses charmes, c’est maintenant ou jamais.

Vieille ville, rues désertes
Temple-dont-on-ne-connait-pas-le-nom

Dans 10 ans, il sera trop tard. Il vous en coutera 150 Yuan pour voir des yacks qui autrefois circulaient dans les rues en toute liberté, louer des vélos pour traverser les villages tibétains avoisinants deviendra l’attrape-touriste local, et vous devrez payer des droits d’entrée pour pénétrer au sein des différents temples qui, lors de notre venue, étaient accessibles sans contrainte si ce n’est de ne rien photographier à l’intérieur. Dans 10 ans, des postes de photographes munis d’imprimantes instantanée vous permettront de repartir avec la photo sur laquelle vous poserez avec un moine et ses ray-bans, tous deux plus authentiques l’un que l’autre.

Vue de la ville nouvelle au sommet de la colline du temple des 100 poulets
En guise de bienvenue

Le célèbre monastère SongZanLin 

D’ailleurs, la gérante du Daisy Café, dans lequel nous avons mangé à trois reprises (des dumpings au fromage de yack, du pain tibétain, un sandwich à la viande de yack…) nous indiquait que 5 ans en arrière, l’entrée dans le très célèbre monastère Songzanlin coutait 10Y. Nous sommes en novembre 2011, et le prix d’entrée s’élève déjà à 85Y pour les adultes, 55Y pour les étudiants. L’inflation, mon pauvre monsieur !

Mais quoi qu’il en soit, après l’avoir admiré de long en large, il nous paraitrait désormais inconcevable de venir à Shangri-La sans venir contempler ce monastère, le plus prestigieux de toute la Chine du Sud. Comptez 3h de visite des temples et de ballade dans le village des 700 moines et Lamas qui y habitent. Vous vous promènerez parmi les centaines de fresques murales fabuleuses et chargées d’histoire, les statues bouddhistes abritées par les nombreux temples qui composent cet édifice, les cuisines et espaces d’habitation des moines, et une architecture générale renversante. Attention, le monastère ferme à 17h.

Le village des moines

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Autres informations pratiques

– Ne faites pas comme nous : n’arrivez pas de nuit à Shangri-La sans un sous en poche. Nous avons traversé la ville nouvelle par -7°C pendant 30 minutes pour trouver un distributeur qui fonctionne.

– Les rares auberges de jeunesses ouvertes à cette saison (novembre/décembre) affichent des prix exorbitants comparés au reste de la région du Yunnan, ou à la région du Hunan. Prévoyez un peu plus de 130Y la chambre double.

– Le Daisy Café est une institution et un petit havre de paix pour savourer des plats délicieux cuisinés sur demande. Le seul défaut : difficile à trouver sans connaitre l’emplacement, car il n’a pas pignon sur rue. L’accès se trouve dans une des rues piétonnes principales qui joint la place centrale au parking à voiture (à l’entrée de la vieille ville).

– Nous déconseillons chaudement l’auberge Lamtin Youth Hostel. Notre témoignage rejoint ceux d’amis qui y ont également résides : le staff est malheureusement incompétent du début à la fin de votre séjour. N’espérez pas avoir d’infos sur la ville et ses alentours : un seul d’entre eux parle quelques mots d’anglais, mais a l’air de découvrir la ville tout comme vous. Ensuite, si vous n’êtes pas du genre à insister, n’espérez pas prendre des forces grâce aux petit déjeuners inscrits sur le Menu : qu’il soit 8h30 ou 10h30, vous aurez sans doute droit à cette réponse « Désolé, le cuisiner dors, peut-être que si vous attendez jusqu’à 11h ce sera possible ». A 9h30 du matin, l’un d’eux commence à passer la serpillère dans l’espace détente, tandis qu’une autre tente d’allumer un feu tant bien que mal. Si vous vous levez plus tôt, ni chaleur, ni petit déj, ni staff à l’accueil. Walou !

– Le Noah Café est un très bon endroit pour savourer un brownie l’après midi ou des fajitas le soir. La carte est bien garnie, les prix sont raisonnables (autour de 30Y le plat), et l’ambiance « refuge de baroudeurs » de cette salle chauffée par un poêle fait du bien après une journée de rafales de vent glacial.