Prendre le taxi en Chine

Monter dans un taxi en Chine est tout un art. Mais c’est pour nous le moyen le plus simple de nous déplacer d’un endroit à un autre, car les distances sont très longues et la chaleur nous y encourage.

Une course nous coute rarement plus d’1€ par personne lorsqu’on partage le taxi à plusieurs. Mais avant toute chose, il s’agit de se faire comprendre par le chauffeur de taxi. La meilleure solution : avoir l’adresse de sa destination écrite en cantonnais. Et surtout pas en mandarin car ils ne savent pas tous le lire ici.

Taxi chinois

Parfois, tu joues aussi à Pyramide avec le chauffeur. Exemple : pour aller à la porte sud du campus universitaire, il s’agit de trouver dans son dictionnaire anglais-cantonnais les mots « étudiant » et « sud », de les pointer du doigt un par un, et de ponctuer la devinette par quelques mimes. Parfois, ils refusent : tant mieux, ça signifie qu’ils ne connaissent pas cet endroit, et ça nous évite d’être déposé au milieu de nul part. Parfois, ils acceptent, et connaissent la route. Et parfois ils acceptent, mais sans connaître la route. Car le chinois n’aime pas dire non. Apparemment, ce serait considéré comme un manque de respect envers nous. Sincèrement, on préfère qu’ils nous manquent de respect.

Deux précisions importantes à propos des taxis chinois :

1/ On risque la mort à chaque trajet, parait-il. En réalité, c’est simplement qu’ils conduisent de manière très anarchique, et qu’ils ont tendance à mettre le clignotant APRES avoir doublé (et pas forcément par la gauche, entre nous soit dit). D’ailleurs, on imagine que le code de la route chinois doit être assez différent du notre. Lorsqu’un taxi double un vélo, la règle des 1m50 de distance entre la voiture et le guidon du vélo, ils s’en moquent un peu voyez-vous.

2/ Le fait d’avoir des valises à mettre dans le coffre du taxi lorsque l’on arrivait de l’aéroport la semaine dernière nous a permis de vérifier une idée reçue provenant d’une séquence du film Taxi (1, 2, ou 3 ?) qui laisse supposer que dans un même taxi chinois, il y a toujours 2 chauffeurs afin d’optimiser le temps de travail : l’un serait au volant pendant que l’autre dormirait dans le coffre en attendant de prendre la relève. Faux ! (Ou bien, ce soir là, le 2nd chauffeur est mort étouffé par nos 60 kgs de valises)

NB : le bus est encore plus cheap que le taxi: 2 Yuan par trajet, quelque soit la distance. Soit 0,25€. Et ensuite, il y’a une sorte de pousse-pousse, que nous n’avons pas encore essayé. On vous dira. Si on revient vivant de cette expérience.

A bientôt pour d’autres chinoiseries